Knowledge-Me

2006-12-07

Déménagement...

Déjà ! Et oui, trop à l'étroit dans un carcan préformaté, Knowledge-me a décider de déménager vers une nouvelle plateforme plus ouverte.

Le lien bien sûr : http://knowledgeme.free.fr/

Mais rien ne change sur le contenu... alors retrouvez-nous vite !

Note : Vous serez automatiquement redrgé vers la nouvelle adresse dans 1 seconde...

2006-11-26

TagCloud au beau fixe





Les tag quoi ?

Les tagclouds sont littéralement des « nuage de tags ». C’est bien, me direz-vous… mais que sont les tags ? Facile, ce sont les mots clés qui sont reliés à un article, une photo, une vidéo.

Par exemple si vous consacrez un article sur la tarte aux pommes à la crème fraîche du Calvados, vous pourrez tagger cet article avec les mots clés : tarte, gâteau, pomme, calvados, fruit ou même anti-régime.



Ces tags sont devenus très courants et on les trouve sur del.icio.us ; Technorati ou Flickr. Ils ne sont qu’un système de classement qui permet à un document d’être présent dans plusieurs catégories. Nous reparlerons sûrement dans un prochain des techniques de tags et du prochain défi d’interopérabilité des tags (voire de système de normalisation) qui se profile.



Basé sur cette folksonomie, les tagclouds sont une approche nouvelle de visualisation de l’information : à savoir reprendre dans un grand nuage l’ensemble des mots clés d’un domaine donné.



A quoi ca rassemble ?



A un gros carré plein de mots...





Les sujets les plus importants sont les plus gros et les plus gras. Ainsi en plus de visualiser les informations disponibles, on ajoute une nouvelle dimension : la fréquence.

En effet, n’est-il pas intéressant de connaître pour une recherche le terme qui sera le plus usité et le plus documenté ?

Par ailleurs, de nouveaux usages sont apparus : une première sélection d’un terme dans le tag cloud, vous transporte sur les sujets liés mais également sur un nouveau tag représentant en gros, les termes fréquemment associés à votre première recherche.

Ce système a donc l’avantage de permettre une visualisation et un ciblage extrêmement rapide de l’information. En effet, vous ne perdez pas votre temps à explorer des micros menus tout est déjà indiqué.

Par ailleurs, un tagcloud peut être limité à un domaine, un sujet ou sur une certaine période dans le temps (pour par exemple visualisé les sujets les plus lus de la semaine ou du mois).

Quel usage pour l’entreprise ?

Exactement le même que pour les particuliers : un accès rapide aux information clés. Par ailleurs, ce système obligeant à tagger ces documents par mots-clés favorise ipso facto la recherche traditionnelle par mots-clés.

Par ailleurs, le fait qu’un document puisse être lié à plusieurs entités favorise sa diffusion. Ainsi un reporting des ventes du Poitou sera accessible par le tag « ventes » pour le directeur des ventes et par le tag « Poitou » au responsable régional. Cette structure s’adapte parfaitement aux organisations matricielles.

Quelles évolutions pour le tagcloud ?

Comme toujours féru d’avant-gardisme, Knowledge-me a déjà quelques pistes pour l’avenir des tagcloud.

Tout d’abord, il n’est pas obligatoire d’y intégrer la notion de fréquence. On peut très bien à la manière de Scoopeo, classer les clouds par date ou par vote du public.

Ensuite, à la manière de Wikio, on peut ajouter une troisième dimension : la couleur. Permettant toujours d’améliorer la visualisation, une segmentation plus rapide s’opère.

Enfin, Digg.com me semble très en avance sur le sujet avec son laboratoire digg swarm : en plus des différentes fonctionnalités déjà vérifiées, il est possible de visualiser instantanément les sujets liés. Présenté sous une forme proche du mindmapping, ceci correspond parfaitement avec le désir d’en savoir plus sur un sujet et les composantes associés !

Et pour Knowledge-me ?

Les cordonniers étant les plus mal chaussés, notre tagcloud n’existe toujours pas mais il parait qu’il est en préparation… :oD

En attendant si vous voulez créer le vôtre, ce site peut-être intéressant : http://zoomclouds.egrupos.net/




2006-11-21

Un peu, beaucoup, passionnément... à Lexxe


Lexxe est un nouveau moteur de recherche qui se veut de 3e génération. Sa différence par rapport aux moteurs de recherches standards, c’est que lorsque vous cherchez quelque chose, et bien de manière totalement novatrice, Lexxe vous répond. En effet, au lieu de renvoyer une série de liens, Lexxe renvoie une réponse. Et oui, il fallait y penser : trouver une réponse aux questions !

Par contre, ces questions, il faut les poser…en anglais… mais il y a la possibilité entre l’anglais d’Inde ou l’anglais de Nouvelle-Zélande ! Et si possible sous la forme d’une "Affirmative Questions" qui peut être répondu simplement par "Yes" ou "No". Mieux, il existe même une réponse ‘i’m not sure » qui prouve que l’outil connait ses propres limites. Par ailleurs, en plus de la réponse, des liens standards vous sont proposés afin d’approfondir votre recherche. Enfin, petit plus, des mots-clés ou des expressions liés au sujet vous permettent d’affiner ou d’élargir votre recherche. Ainsi à la question « Who is the p

resident of France ?», vous trouverez des liens sur Jacques Chirac ou sur l’Histoire de France.

Comment ca marche ? La documentation officielle rappelle que le fondateur de Lexxe est un linguiste qui travaille sur la compréhension des phrases complexes

par les machines et la description de notre syntaxe.

Conséquemment pour bien fonctionner, contrairement aux recherches sur Google, il faut utiliser le moins de mots possible (10 max.). Par ailleurs, toujours contrairement à une recherche standard il est conseillé d’utiliser des termes très ‘communs’. Par exemple, il vaut mieux poser le mot ‘couleur’ que ‘coloration’, ‘teinte’, ‘nuance’ et autres homonymes…


Le taux de réponse juste annoncée est 85%. C’est que j’ai voulu savoir en utilisant mes propres cas. Aux questions prédéfinis, tel que "Did Bill Gates marry Melinda French?" ou « Does crocodile lay eggs », la réponse « Oui » est très facilement trouvée. De plus, pour des questions ou la réponse est facilement trouvable sur Wikipedia, Ask.com ou les fonctions define de Search engine, Lexxe affiche de très jolis résultats : ainsi, il trouve facilement que le président de la France est Jacques Chirac, que la Révolution Française a eu lieu en 1789, ou encore qu’un lapin est un animal.

Cependant, je me suis laissé tenter par une question citée en exemple "Will Paris host the 2012 Olympic Games?", la réponse tombe impertubale comme un juge du CIO : Non. A la même question appliquée à Londres : Oui Londres va recevoir les JO. Par contre, si la même question est posée sans préciser l’année 2012, alors le moteur vous apprend que Madrid et Paris vont organiser les jeux… !

Petit d’œil, je vous conseille en ces temps où tous les outils de sondage sont à la mode, d’essayer les questions suivantes :

« Is Chirac president of France? » La réponse renvoyée est Oui

“ls Ségolène president of France ?” La réponse est non

« Is Sarkozy president of France ? » la réponse est… oui ! Il faut nuancer toutefois,la portée de ces résultats pour M. Sarkozy. En effet, les résultats liés indiquent comme sujet-thème : Good Politicians Pursue Bad Policies !!!


Note post edit : Lexxe cite knowledge-me dans ses news : http://www.lexxe.com/about/news/news_32.cfm

2006-10-19

Wiki Me !


Avec les blogs, les Wiki sont une des nouvelles sources d'information très utilisées depuis l'avènement d'Internet... Le célèbre Wikipedia (wikipedia.org) n'est plus à présenter et son succès auprès du grand public est tel que nombreux sont les écrits qui s'y rapportent.

  • Mais qui qui qui sont les wikis ?

Le wiki, un dictionnaire ? Oui, le wiki est un dictionnaire. Le wiki a pour but d’expliquer, d’informer, de transmettre de la connaissance. D'ailleurs la plupart des sites web "informatifs" ou de partage de connaissance sur un domaine ont leurs wiki : une définition des termes techniques ou un peu abscons. Mais n’est pas qu’un dictionnaire. Sinon, Larousse ou Robert seraient les plus grands wiki francophones.

Le wiki, un outil collaboratif ? Oui, les wiki sont collaboratifs. Les wiki sont même les pionniers de ce fameux Web 2.0 présent dans toute les bouches aujourd'hui. A noter que la plupart des dictionnaires le sont également, peu de personnes sont capables d’écrire une encyclopédie seule. Cette notion de collaboration touche à la nature du wiki qui cherche à transmettre des savoirs. Ces derniers sont d’ailleurs toujours de meilleure qualité lorsqu’ils sont partagés, rectifiés, enrichis. Oui, mais un wiki n’est pas qu’une communauté de partage.

Le wiki, un lieu démocratique ? Oui, de part leur nature même, tout contributeur peut ajouter sa pierre à l'édifice. Les administrateurs y sont généralement élus par les utilisateurs quand ils ne sont pas tous administrateurs. Mais cela reste biens sûr un principe et il n'est pas systématiquement respecté par tous. Certains grands wiki sont d'ailleurs peu ouverts et du même coup casse l'un des éléments clé des Wiki.

Un proverbe plein de bon sens pourrait dire : « Souvent wiki varie ». En effet, outil nouveau aux limites peu spécifiées, le wiki est en perpétuel mouvement. A l’image de M. Jourdain, on peut faire du Wiki comme on fait de la prose : sans le savoir. Une ouverture qui peut paraitre étrange et à première vu on peut s'inquiéter de la dérive des wiki menés par la "populace". Mais pourtant cela fonctionne et même très bien ! Preuve, s'il en est, que la dictature du peuple est possible dans un domaine contraint lorsque tous sont liés par un même désir de partage de la connaissance.

Wikimedia, figure emblématique, ajoute une vision politique et sociétale : une encyclopédie démocratique pour redistribuer le savoir de la planète. Il est également l’un des exemples les plus vivants de la société participative : il existe des administrateurs élus par les contributeurs, des endroits pour régler les conflits, des outils pour lutter contre le vandalisme, les décisions les plus courantes sont prises à la majorité.... Bref, il y existe également des valeurs communes nécessaires à l’établissement d’une société : démocratie, internationalisme, multiculturalisme, sens du partage.


  • Les possibilités pour l’entreprise

Pour les organisations professionnelles, les wikis sont un outil de gestion de la connaissance permettant de réaliser tous les bénéfices liés au KM : intégration plus rapide des ‘novices’ par une approche globale des connaissances dans un cadre novateur et "trendy" ; explicitation des contenus ; diminution de la dépendance aux individus ; gain de temps (il est moins long d’expliquer une fois sur Wiki que 10 fois en petit comité) ; possibilité d’autoformation. Mais l'élément essentiel est sans doute la naissance d'un esprit Wiki et l'intégration d’une culture d’innovation…


Pourtant leur intégration réel dans un SI opérationnel est encore rare.
Quelques types d'usages phares menés actuellement par les entreprises :

- Historique des modifications d'un logiciel, détails des patchs de mise à jour,
informations sur les serveurs de l'entreprise, convention de codage et de nommage...
- Publication de procédures internes et de "bonnes pratiques" pour les gestionnaires.
- Le partage d'information projet et même des avant-projets.
- L'écriture collaborative de documents.

La demande est très forte pour ces marchés même si l'usage reste pour l'instant
limité à de petites entités (PME ou équipe de travail) ou aux informaticiens forcément plus ouvert à ces nouveaux outils.



Néanmoins, on peut imaginer qu'il n'existe pas de limite d'application, si ce n'est qu'il doit y avoir
un échange de savoirs... Question à 2€ : quel métier ne le fait pas aujourd'hui ?

Pour synthétiser, le Wiki est un outil peu onéreux et facile à prendre en main souvent rapidement adopté par les salariés. Néanmoins, une formation adaptée peut s'avérer nécessaire pour les utilisateurs moins à l'aise avec les NTIC, ou pour pouvoir maîtriser ses subtilités et exploiter au maximum ses capacités. Il est quasi obligatoire de nommer une personne responsable qui en est responsable, et surtout de mettre en place d'un système d'encouragement très régulièrement les acteurs de l'entreprise (incentives). Et ce qui est le plus difficile car les réactions sur le manque de temps des usagers sont monnaie courante, or la réussite d'un wiki passe par la collaboration de ses contributeurs... mais nous reviendrons dans un aute sujet sur les moyens d'incitation. La problématique est d'ailleurs ici proche de la démocratie : comment inciter les gens à participer, alors que leur travail individuel peut sembler invisible et surtout concurrent de leurs autres activités ?

La difficulté pour l’entreprise est celle de la gestion de la démocratie : en effet, la démocratie est incompatible avec certaines visions managériales : le chef c’est le chef et il a toujours raison !
Oui... mais non,
car un manager (l’équivalent moderne du chef) n’a pas à avoir raison tout le temps, mais à faire en sorte que ses collaborateurs aient toujours raison sans qu’ils aient besoin de le consulter. Par ailleurs, les modèles d’admnistrations des wikipedia prouvent que l’auto régulation est aussi importante qu'efficace. Tout le monde étant administrateur, il ne sert à rien de publier un contenu excessif s’il est changé dans une heure. Ainsi, la ville de Rennes qui avait mis en place un wiki d’expériences d’urbaines comprenant une palette large de médias a modéré moins d’une dizaine de fois sur 1 mois de projet (voir http://www.toutrennesblog.com/). Par ailleurs, ce mode de travail permet une réelle délégation et la transmission d’une autre culture d’entreprise.


Bref, le wiki est intéressant car il peut permettre d'aller plus loin qu'un vulgaire dictionnaire, de transmettre des pratiques et d'influer sur le mode managérial. Le manque de retour sur expérience de sa mise en pratique au niveau des entreprises pose cependant la question de sa maîtrise dans une environnement professionnel car il repose sur des fondamentaux démocratiques. Alors ? et bien moi je m'inscris sur les listes et je fais avancer les wiki !

2006-10-16

Alpha Beta Tango Charlie Knowledge-Me



Alpha Beta Tango Charlie Knowledge-Me

Et oui, même Knowledge-Me peut être en version béta. Ce qui ne veut pas dire que nous en sommes.

Plus généralement, on utilise souvent l'expression béta test sans savoir vraiment ce qu'elle signifie. Tout remonte à un époque fort fort lointaine, quasi moyenâgeuse dans le monde informatique : le 20e siècle.

En cette période, les logiciels qui sortaient en première pression de nos brillants informaticiens étaient encore plein de "bugs". Pour chasser ces vilains "insectes", nos valeureux informaticiens font marcher leur logiciel dans tous les sens, essayent toutes les erreurs possible, font des choses qui ne sont pas prévues... bref jouent à être votre Grand-Mère Paulette qui distingue mal la différence entre une souris et une télécommande.
On apelle ce logiciel en phase de test interne : la version alpha.

Les informaticiens ne pouvant pas tout, et ayant d'autres choses à faire, on envoie le logiciel grandir auprès de vrais utilisateurs : les Béta-testeurs. Ce panel volontaire, rémunéré ou non, obtient une utilisation gratuite du logiciel sur lequel ils s'engagent à répertorier tous les défauts. Bref, ils jouent à Grand-Mère Paulette eux aussi.
On appelle ce logiciel en phase de test en externe : la version bêta.

FlickR, le site de partage de photo vient d'inventer une nouvelle couche : la version gamma. Tout simplement, il s'agit d'une version béta pas totalement finalisé sur laquelle on ajoute une nouvelle couche d'applications, services,.... En fait, imaginons tout simplement qu'à bord d'une formule 1 dont vous venez juste de réparer l'embrayage mais qui semble avoir des problèmes de frein, vous décidez de changer le moteur pour aller plus vite.... On comprend donc les problèmes de passer en version Gamma sans avoir finalisé sa Béta.

Enfin, encore que... un certain Microsoft a remporté un succès planétaire avec Windows 95 dont on sait aujourd'hui qu'il est sorti après une phase béta très réduite. Son modèle consistait à transférer cette fonction (et les coûts associés) aux utilisateurs.

Néanmoins Internet a changé la donne. En effet, les failles nombreuses des systèmes d’exploitation sont un vecteur de prolifération de nos amis les virus. Aussi, afin de réduire les bugs sortaient une version 2 enrichie de corrections suite aux erreurs recensées par les utilisateurs. En outre, l’Internet a été utilisé dans l’autre sens : sa rapidité de transfert d’informations sert aujourd’hui a faire remonter (quasi automatiquement) des rapports d’erreurs.


Devant l'efficacité des versions Bétâ, on peut citer aussi la stratégie Google : que du béta encore et toujours ! Tous les services du moteur de recherche le plus connu en occident sont en effet fournis avec une mention bétâ... Et il en sort toutes les semaines. Alors quoi ? Pas capable de finir le boulot ou simple protection pour pouvoir faire en fait ce que l'on veut des données ?

Un exemple le Gmail : plus de 2Go de stockage et un système de gestion de conversation et de labels très intéressant ! whaouuuu ! Mais absolument aucune garantie sur les données. Si, si c'est dans les petites lignes où il faut cliquer "Agree". En même temps même si Google se réfugie derrière l’argument béta, il faut bien avouer qu’il n’y a aujourd’hui aucun hébergeur à destination du grand public qui garantit une véritable protection de vos données personnelles…

Oui, mais voilà, imaginons que demain, nous apprenons que Gmail dispose de failles qui permettent de lire vos mails ! Imaginez le scandale. Imaginez les retombées sur GMail et sur la marque Google en général….

Résumons, il est facile de comprendre que de lancer une version bétâ rapporte moins (malgré la diminution des coûts de test) qu’elle peut coûter (image de marque, lassitude des clients). L’image que traine Microsoft depuis une dizaine est caractéristique de celle liée à la vente de produits non finalisés. En conclusion, n’oublions pas que la perfection n’est pas aujourd’hui un élément clé dans les motivations d’utilisation sur Internet, il s’agissait hier d’avoir l’OS le plus performant, il s’agit maintenant d’avoir l’expérience la plus complète, les services les plus nombreux et d’anticiper sur les innovations… La rapidité d’action permise par le lancement en phase bêta n’a donc pas fini d’être utilisée.


 
Protection anti-mail-grabber. (explications)